Quelques mots sur mon approche
- Je n’ai pas construit mon accompagnement parce que j’ai “guéri”. Je l’ai construit parce que j’ai appris à vivre.
- Pendant longtemps, j’ai cru que la dissociation était un obstacle à dépasser avant de pouvoir commencer ma vie. Alors j’ai cherché. Compris. Analysé. J’ai fait des thérapies pendant près de vingt ans. Et un jour, j’ai dû regarder la réalité en face : la dissociation était toujours là. Pas comme un échec. Mais comme une présence silencieuse. Une protection ancienne, fidèle, parfois encombrante…mais jamais ennemie.
C’est à ce moment-là que tout a changé.
- J’ai compris que certains traumas, comme l’inceste, sont complexes.
Qu’ils ne se “réparent” pas toujours complètement.
Et que vouloir attendre la fin du processus pour vivre, c’était mettre sa vie en suspens indéfiniment.
Alors j’ai arrêté d’attendre.
- J’ai appris à écouter mon fonctionnement réel.
À respecter mes rythmes.
À adapter mes projets au lieu de m’y violenter.
À créer de la sécurité plutôt que de la performance. - Aujourd’hui, je dissocie encore parfois.
Et je vis.
Je fais des choix.
Je construis.
Je me projette.
Pas en forçant.
Pas en niant.
Mais en cohabitant avec ce qui est là.